La ville inquiète et séduit, elle traverse les arts et la littérature, tantôt arrière-plan social et historique, tantôt décor ambigu, tantôt espace de perte et de dérives. Elle se donne comme lieu d’une possible rationalité des conduites et des formes humaines, mais aussi comme la menace permanente du chaos, de la dispersion, de la solitude. C’est entre la possibilité d’une ville en tant qu’espace constructif et inventif d’humanisation de l’homme et une ville où irait jusqu’à son terme « catastrophique » le processus de déshumanisation que certains grands esprits n’ont pas manqué de dénoncer, que va se jouer, en grande partie, l’avenir de l’homme.
Les actes de ce colloque voudraient contribuer au débat sur cette question cruciale à travers une interrogation de l’art, de la poésie, de la philosophie et de l’histoire, de leurs figures, notions et représentations complexes et ambivalentes.