La quête de la fortune à la Renaissance

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La quête de la fortune à la Renaissance

Actes du colloque tenu au château de Bournazel, les 28 et 29 septembre 2012, réunis par Thierry Verdier

Thierry Verdier

Interroger la notion de fortune à la Renaissance relevait à rechercher l’inconciliable d’un vocable multiforme...

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Broché, dos carré collé

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Interroger la notion de fortune à la Renaissance relevait à rechercher l’inconciliable d’un vocable multiforme. Que la fortune soit liée au pouvoir financier des Buisson, comme pour ces grands banquiers concepteurs du château de Bournazel sous François Ier, ou que la Fortune soit l’image allégorique de la réussite, du courage ou de la victoire sur soi (fortuna), cette thématique rassemblait une double interrogation du temps. Dans son goût pour les rébus, les double sens, les ambiguïtés, les allégories morales et politiques, les dissimulations et l’esprit de cour, la Renaissance a inventé une culture profonde, complexe, initiatrice et parfois même volubile. Rechercher la Fortune était en quelque sorte se rechercher soi- même. Banquier devenant homme de guerre, militaire s’adonnant à la poésie, chevalier défendant son honneur, épouse se révélant femme de lettres, capitaine se voulant courtisan, baron se piquant de musique, négociant s’imaginant un lignage, ..., tout un « beau XVIe siècle » émergeait d’un mirage italien aux accents de Castiglione et de Boccace. Hommes et femmes s’inventaient un quotidien magnifique à force d’excellence. La Fortune était à portée de main.

À Bournazel la fortune est partout présente. Certes son constructeur au milieu du XVIe siècle était un banquier toulousain, rouergat d’origine. Mais ce Jean de Buisson était surtout un homme de son temps, à la fois manieur d’argent mais l’honneur vissé au corps. Courageux au point de partir à la guerre et d’armer une compagnie de lances, mais amoureux de l’art, du Beau et des plaisirs de l’esprit en faisant bâtir le plus intriguant et splendide château en Rouergue. D’ailleurs, pour couronner cette imbrication des fortunes, il fit sculpter, en plusieurs points du château, des allégories de Fortune ; et l’on sent percer dans le regard de Jean de Buisson l’idée bien simple que FORTUNE EST COMPAIGNE A VERTUS. C’est à dire un temps qui permettrait au Prince de Machiavel de réunir virtù et fortuna.

La fortune, dans ses multiples acceptions, est parfois une énigme philosophique. Car, faut-il le rappeler, « un homme bien né ne parle pas d’argent ». Ce sont toutes ces définitions de la Fortune, image primordiale de la culture de la Renaissance, qui sont étudiées ici. La politique, la bravoure, la poésie, l’emblématique, l’art du jardin, l’architecture, la littérature, sont tour à tour interrogés, pour comprendre l’un des principes fondateurs de l’Humanisme européen. Une anthologie des textes sur la Fortune à la Renaissance vient compléter ce recueil.

Caractéristiques de l'ouvrage

Caractéristiques de l'ouvrage

Poids 0.5 kg
Année de publication 2019
Format 19x26 cm
ISBN 978-2-9540039-7-9
ISSN Non
Nombre de pages 162 p.
Éditeur Presses universitaires de la Méditerranée – PULM
Langue Français, Italien
Type ouvrage Broché, dos carré collé
Date de mise à disposition 7 oct. 2020
Auteur(s)

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Thierry Verdier
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